Lorsqu'il circule en ville ou sur route, le cycliste est exposé à la pollution générée par les véhicules à moteur. Cette exposition augmente proportionnellement à l'effort fourni, la ventilation supplémentaire nécessitée par l'activité musculaire pouvant multiplier d'un facteur 5 à 10 la quantité d'air inspirée et donc celle des polluants inhalés.
Les plus redoutables des polluants dus à la circulation automobile sont l'ozone, les oxydes d'azote et les particules fines.
L'ozone (O3)se forme par réaction photochimique lors de belles journées ensoleillées et a tendance à s'accumuler vers le sol en journée chaude si il n'y a pas de vent. C'est un gaz extrêmement toxique (plus toxique encore que les gaz de combat !) et il n'est pas possible de déterminer un seuil de dose inhalée en-dessous duquel il pourrait être considéré comme inoffensif.
Les oxydes d'azote (NOx) sont produits lors de la combustion des carburants. Ils participent en tant que précurseurs, comme les hydrocarbures, à la formation de l'ozone.
Les particules sont produites par les véhicules diesel, et les plus fines, les PM 2,5 (leur diamètre est de 2,5 micrométres), peuvent parvenir jusqu'aux alvéoles pulmonaires et même passer dans la circulation sanguine. Tous ces polluants ont une toxicité élevée aussi bien en exposition longue durée à doses « faibles » que courte à doses élevées.
La pire des situations pour un cycliste serait donc de se retrouver en côte, à la fin d'une belle journée d'été, dans le flot d'une circulation modérée à très dense, en France puisque nous sommes les champions du diesel, et au printemps, car les pollens peuvent interagir avec ces toxiques qui en augmentent fortement le potentiel allergisant. Mais les ennuis peuvent commencer, à bas bruit, en situation moins critique.
Alors, dans ce genre de situation, que faire ?